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Tour de main 4 : Dévidage de la soie

La banque à dévider présentée provient d'un ancien moulinage de la Haute-Loire (43). Le moulinage était une usine effectuant les ouvraisons, c'est à dire la transformation du fil de soie grège provenant de filature par assemblage et torsions diverses dans le but de créer les différents fils de soie destinés à être tissés.

Les moulinages étaient généralement situés au fond des vallées, en bordure des rivières qui alimentaient les machines en force motrice.

Les moulinages utilisaient deux sortes de machines, les banques à dévider (ou bobinoirs) et les moulins. Les banques à dévider étaient utilisés pour transférer sur bobines la soie grège reçue en flottes (écheveaux de soie).

Les moulins étaient eux utilisés pour assembler et tordre les soies grèges après leur transfert sur bobines et créer ainsi les fils tissables livrés aux tisseurs pour tissage immédiat (teinture en pièce) ou tissage après décreusage et teinture (teinture en fil).

Les banques à dévider utilisées dans les ateliers de tissage étaient de même nature que celles des mouliniers. Cette banque à dévider que nous avons restaurée comporte 2 fois 17 broches permettant de dévider 34 flottes ou cônes à la fois.

Elle est modulaire et pouvait être 2 ou 3 fois plus longue. Elle est utilisée pour transférer les fils de flottes ou de cônes sur des bobines à joues ou des roquets qui seront utilisés pour l'ourdissage et le cannetage.

De chacun des 2 cotés de la banque à dévider, deux tiges de fer rond de la longueur de la banque ont un mouvement de va-et-vient horizontal de droite à gauche et de gauche à droite.

Elles supportent les guides fils (ici un jaune et un rose) de porcelaine au centre desquels le fil de la flotte ou du cône fait son passage pour aller sur la bobine ou le roquet.

Ce mouvement de va et vient permet un enroulement croisé sur la bobine.

Nous avons ajouté entre les flottes ou cônes situés presque à raz du sol et les guide-fils en porcelaine des systèmes de freinage du fil permettant de maitriser la tension à donner au fil qui s'enroule sur la bobine.
Des réglages permettent de régler la course du mouvement de va-et-vient pour qu'il corresponde à la largeur des bobines ou roquets.

Par ailleurs la vitesse de rotation du moteur doit être adaptée (poulie à gorge) pour que la vitesse de rotation des bobines ne soit pas trop rapide, par exemple 900 tours minutes.

Cette machine relativement ancienne est assez rudimentaire dans la mesure où elle ne comporte pas de système d'arrêt automatique lorsqu'une bobine est remplie ou qu'un fil casse. Il faut donc la surveiller comme l'huile sur le feu...

On distingue ici sur l'arbre de gauche les 17 roues qui entraînent les bobines.

L'une des 17 bobines de droite entrainées par friction par une roue de l'arbre de droite.

Malgré son air massif, cette machine ne nécessite pas l'utilisation d'un gros moteur, peu de pièces étant en mouvement: deux arbres longitudinaux sur toute la longueur de la machine sont en rotation par l'intermédiaire des deux grosses poulies vertes situées juste au dessus du moteur que j'ai choisi (220V-2CV). Chacun de ces 2 axes supporte 17 roues qui entraineront les bobines enfilées sur des broches à galet de friction.

©Philippe DEMOULE - 2026